mercredi 24 janvier 2018

Cuba - Un retour dans le temps


Les vieilles voitures américaines, les cigares, la salsa, Fidel Castro..., tout le monde a forcément des images qui lui viennent à l’esprit lorsqu’on évoque ce pays.


Ah les vieilles américaines, ce n’est vraiment pas une légende, il y en a plein et partout, en ville, à la campagne, de toutes sortes de modèles, de toutes les couleurs. Elles servent surtout de taxis, parfois collectifs. C’est vrai qu’elles apportent un charme fou au pays mais il ne faut pas être trop regardant concernant les émanations sortant de leurs pots d’échappement !
Les cigares, oui ils en fabriquent en quantité mais ils ne sont pas fumés de manière très courante ; on voit quand même des hommes - et aussi des femmes - en fumer dans la rue.
Notre arrivée dans le pays se fait à La Havane, la capitale, où il y a peu de circulation et beaucoup de verdure. Le soir, les rues sont peu éclairées mais on ne ressent aucune insécurité. Se promener dans la vieille ville de La Havane est un vrai bonheur, c’est totalement chargé d’histoire, certaines zones ont été bien restaurées mais d’autres sont encore dans un état de délabrement avancé (mais quand même habitées).

Le Malecon, long de 8 km, est le célèbre boulevard de bord de mer de La Havane

Le grand cimetière de La Havane est classé monument historique et se visite, il compte bon nombre de monuments funéraires de taille impressionnante

Le Capitole de La Havane est copié sur celui de Washington mais il est plus haut et bien plus détaillé que son homologue états-unien

Quartier populaire

Sculpture dans la rue, l’art est ici très présent ; le gourvernement soutient les activités culturelles et sportives

Cour intérieure d’une belle demeure coloniale

On peut voir un arbre qui pousse sur un mur, eh oui vous avez forcément d’abord jeté un regard sur la Buick rose décapotable

La cathédrale San Cristobal de La Habana date du XVIIIème siècle

Rue restaurée et piétonne, très agréable

Il y a de très nombreuses galeries d’art dans cette capitale

Pharmacie historique, toujours en fonctionnement

On trouve un peu partout ces guichets vendant de la nourriture, celui-ci vend des pizzas, un seul choix : pizza au fromage pour 25 CUP soit 0,8 euro


Pas chère la pizza mais pas super non plus (ce genre de stand est destiné surtout aux locaux) et il ne faudrait pas croire que Cuba est bon marché, c’est même l’opposé qui est vrai. Alors que le salaire mensuel d’un fonctionnaire est d’environ 25 euros par mois, une nuit chez l’habitant (moins cher qu’un hôtel) coûte presque ce prix. Pas facile de comprendre le fonctionnement du système. Avec ce salaire très bas, les gens ont accès aux produits de base à des prix super réduits (mais en quantité limitée), les produits de base incluent bien sûr certains aliments mais aussi le savon, les cigarettes, le gaz pour la cuisine... Très souvent, les cubains doivent faire la queue, on a pu lire que pour préparer notre petit déjeuner, il peut arriver que l’hôte de maison a passé 3 heures pour trouver les ingrédients. Car tout n’est pas vendu au même endroit, il y a même plein d’endroits qui vendent chacun un nombre limité de choses : riz, sel, sucre et autres aliments de base à un endroit, il faut aller ailleurs pour le pain (un seul choix), ailleurs pour la viande, ailleurs pour le gaz, ailleurs pour les légumes (les fruits ne sont pas forcément au même endroit).
Les gens viennent avec un carnet pour acheter ce à quoi ils ont droit. Puis il y a de petites supérettes où les gens trouveront un choix limité de produits à prix nettement plus élevé (parfois plus cher qu’en France), mais dans ces supérettes pas de pain, pas de fruits ni de légumes, nous avons dû aller dans 3 ou 4 de ces supérettes notre premier jour dans la capitale pour trouver de l’eau (eau du robinet non potable). Oui, il faut un temps d’adaptation. Il faut aussi s’adapter au système des 2 monnaies (les CUP destinés aux cubains mais que les touristes peuvent utiliser et les CUC destinés aux touristes mais que les cubains doivent se procurer s’ils veulent des produits sortant de l’ordinaire mais qu’ils devront payer au prix fort).

Dans l’une des ‘boutiques’ destinées aux habitants, voilà l’endroit où il y a les produits rationnés à prix très bas

Juste à côté, dans la même boutique, des produits en vente ‘libre’, s’il vous plait pas de remarque sur le choix disponible ; les prix sont encore bas ; pour avoir davantage, il faut aller dans un ‘supermarché’...

...comme celui-ci

Une autre allée. Je vous entends jusqu’ici vous plaindre du choix, ne seriez-vous pas des ‘enfants gâtés’ ? Cela ne peut que faire réfléchir au système politique en vigueur dans le pays


Un système politique qui interdit aux gens d’acheter une voiture neuve, ils doivent acheter des voitures d’occasion (anciennes voitures de location). Tout le monde ne peut pas acheter une voiture (même d’occasion), il faut être taxi, et le prix des voitures est exorbitant. L’un de nos taxis était une 309 de 28 ans, dans un état de délabrement avancé (véhicule que l’on aurait pu qualifier de cercueil déguisé en voiture). Son chauffeur nous a dit qu’il l’avait payée 25 000 euros (en plus des 12 000 dollars payés pour obtenir le droit d’acheter une voiture), alors que nous aurions traité de voleur quelqu’un qui nous aurait vendu la même voiture en France pour 1 000 euros ! Incroyable n’est-ce pas ? Et les vieilles américaines sont encore plus chères.
Pour Internet ce n’est pas la joie du tout. Le visiteur n’a pas le droit d’acheter de carte SIM, aucun endroit où nous avons séjourné n’avait le Wifi (Internet commence tout juste à arriver dans les foyers). Pour se connecter, il faut acheter une carte Wifi (nous avons attendu une heure dans la capitale pour obtenir cette carte dans une boutique de l’opérateur national). Et pour utiliser cette carte Wifi il faut aller dans la rue à un point Wifi (souvent dans les parcs), pas évident lorsqu’il pleut, qu’il fait froid ou que le soleil brille et rend difficile la lecture de l’écran. Et pour trouver les points Wifi, il faut chercher des attroupements de personnes assises sur des bancs (ou sur les trottoirs) ou debout et avec le regard sur leur smartphone.
Le système semble basé sur la pénurie, comme l’illustre par exemple le faible nombre de bus dans la capitale (ce qui fait que les rares bus sont souvent bondés). En région, on voit régulièrement au bord des routes des personnes qui cherchent à prendre un transport (le plus souvent taxi collectif ou peut-être voiture s’improvisant taxi), ces personnes lèvent la main et montrent aux chauffeurs qui passent un ou plusieurs billets de banque, signifiant leur désir de payer le transport. Là aussi pénurie de moyens de transport.
Bon assez parlé des inconvénients (après tout nous ne restons que quelques semaines, les cubains eux doivent subir ce système en permanence). Le système empêche l’implantation de chaînes internationales, aucun Mc Do par exemple. Pas de grandes publicités dans les rues et au bord des routes, c’est ‘reposant’. Du fait du peu de véhicules, l’ambiance est très paisible. On ne voit pour ainsi dire aucun chantier ou employé en train d’entretenir les routes ou les infrastructures, les choses restent en l’état.
Nous avons séjourné dans l’écovillage de Las Terrazas, un lieu où un groupe a décidé il y a 50 ans de reforester toute une région. Ensuite direction Viñales, un grand village à proximité de superbes formations rocheuses et de champs de tabac.
Après l’Ouest, nous avons pris la direction de l’Est pour aller visiter Cienfuegos puis Trinidad. Cienfuegos est surnommée ‘La perle du Sud’, elle a longtemps séduit les voyageurs pour son élégance, son esprit ‘français’ et son panache caribéen. C’est une des villes les plus récentes de Cuba, sa création remonte à 1819. Trinidad (ville coloniale espagnole classée par l’Unesco) comporte des rues pavées et bon nombre de bâtiments coloniaux.

Nous avons dormi dans un logement très original à Las Terrazas

Promenade à cheval au milieu des champs de tabac à Viñales, mon cheval s’appelait Negrito

C’est très plaisant de séjourner chez l’habitant (casa particular), nous sommes toujours très bien accueillis et les repas sont généralement bien plus copieux qu’au restaurant (ce repas nous a coûté environ 10 euros pour 2)

Petit stand en bord de route, nous avons trouvé qu’il n’y avait pas beaucoup d’endroits pour acheter des fruits, mais avons appris que la production a été réduite du fait d’un cyclône ayant touché l’île il y a quelques mois

Séchage du tabac

Les champs à Viñales sont le plus souvent labourés avec des bœufs

On l’appelle l’arbuste à coton-tige

Taxi collectif (de marque Chevrolet)

Un escalier parfaitement aux normes, enfin...pas sûr

Taxis hippomobiles à Cienfuegos (ils n’ont pas le droit d’aller dans toutes les rues)

Réunion politique (ou de quartier) dans la rue

Palais de style arabe du début du XXème siècle (à Cienfuegos)

Vous avez vu un chien rose ? je vous conseille d’arrêter de fumer la moquette immédiatement

Trinidad, petite ville très plaisante et tranquille

Trinidad, place devant l’église

Scène de rue à Trinidad

Nous sommes de retour à La Havane, en marchant nous passons juste à côté de salles de classe ouvertes sur la rue

La dame à l’étage vend quelque chose, le monsieur dans la rue met le paiement dans un sac au bout d’une corde et reçoit son produit en retour. Je suis allé voir ce que c’était : un cachet bleu, et voilà que le monsieur me fait un signe d’érection. Tiens je remarque qu’il fume le cigare

Il y a beaucoup de sculptures dans les rues de La Havane

A toute heure, il y a des orchestres qui jouent à La Havane


Nous sommes contents d’avoir visité ce pays à nulle autre pareil mais aussi contents de le quitter. Nous avons vraiment apprécié les séjours chez l’habitant, le côté paisible de la vie, même en ville, le sentiment de sécurité (sauf peut-être dans les voitures en piteux état). Côté nourriture, ce n'est pas folichon du tout. Globalement c'est un pays cher où l'on n'en a pas pour son argent !

vendredi 5 janvier 2018

Costa Rica - San José, Monteverde et côte Pacifique


Nous avions l’habitude de partie vers l’Asie, eh bien cette fois c’est différent en prenant la direction du continent américain.
Arrivés à San José, la capitale du Costa Rica, nos bagages ne sont pas sur le tapis roulant, on nous indique qu’ils sont à Paris, nous partons donc pour notre hébergement en ville et nos bagages nous seront livrés le lendemain. Nous sommes surpris par la quantité d’enseignes de fast food et par le nombre de personnes en surpoids.
Les trottoirs sont bien encombrés (par les gens, les stands, les structures de toutes sortes) et les rues aussi, le moins qu’on puisse dire est qu’il y a de l’animation. Nous ne parlons pas l’espagnol mais il est bien plus facile de comprendre ce qui écrit que dans des pays comme l’Iran, la Grèce ou l’Asie centrale.
Comme à chaque fois qu’on arrive dans un nouveau pays, il faut s’habituer à plein de choses nouvelles. Ici par exemple il faut faire preuve d’imagination pour trouver les adresses (il n’y a pas de numéros de rue mais des instructions comme : 100 mètres vers le Nord depuis le McDonalds puis 50 mètres vers l’Ouest). Si on va faire des achats, on se retrouve vite avec plein de pièces lourdes et encombrantes dans le porte-monnaie, la solution trouvée : utilisation d’un sac assez grand pour contenir plein de pièces.

Sculptures de rue à San José

Nourriture locale, le riz et les haricots sont les aliments de base

Quittant San José, nous nous dirigeons vers Monteverde, une petite ville d’altitude à côté de zones de forêt protégées, nous nous y sentons bien (malgré un vent particulièrement fort et soufflant jour et nuit) et y restons 5 nuits. Nous effectuons une visite guidée de nuit dans la forêt, l’occasion de voir des serpents, une grenouille aux yeux rouges, des paresseux, des toucans de 2 espèces, un tatou, une tarentule, autant d’animaux tout nouveaux pour nous.
Ballade dans la forêt sur des ponts suspendus et découverte de nouveaux animaux (coatis, colibris de nombreuses espèces). J’ai été particulièrement épaté par la quantité et la diversité des plantes vivant dans la canopée car, oui, depuis ces ponts suspendus, nous évoluons parfois dans la couche supérieure de la forêt.
Le lendemain, c’est au tour d’une zipline, un parcours dans la forêt avec un harnais, on glisse d’un arbre à un autre suspendu à un câble. Le clou de cette sortie : un câble de 1 km de long, qui passe bien au-dessus des arbres et on est accroché à plat-ventre avec un harnais spécial sous le câble, une expérience vraiment unique (l’attraction s’appelle Superman car on peut avoir l’impression de voler).

Grenouille aux yeux rouges à Monteverde

Tarentule de taille...impressionnante

L’ambiance est très décontractée au Chillout house à Monteverde

Ce coati fouille dans les poubelles (à noter les différents bacs pour le tri sélectif)

Pascale sur un pont suspendu

De nombreuses plantes poussent sur cet arbre, dans la canopée

Colibri (il y en a des dizaines d’espèces dans ce pays et remarquez que celui-là vient sur notre main)

La zipline, voilà une activité particulièrement plaisante

Prêt pour le câble de 1 km

On a le choix de la parcourir assis (comme pour les autres câbles) ou à plat-ventre (ici un autre participant)

Belle fresque murale à Monteverde

Pour entrer dans ce magasin de jouets, les enfants peuvent choisir l’entrée de gauche, à leur taille

Nous sommes surpris de voir à quel point les maisons et autres bâtiments sont barricadés et avec des grilles aux fenêtres

Pour Noël direction la côte Pacifique où nous avons réservé une chambre avec AirBnB, nous sommes logés chez un couple (lui allemand, elle américaine) qui ont une maison juste à côté de la plage. Dans ce village de Samara, il y a une superbe plage et une végétation luxuriante, l’ambiance est décontractée.

Ensuite direction l'île Isla Chira, un endroit peu peuplé, peu animé, très 'nature' où nous n'avons vu que 4 autres touristes étrangers durant notre séjour de 5 jours. En arrivant, on se demandait ce qu'on allait y faire et puis finalement nous avons passé du bien bon temps. Nous avons rencontré un personnage qui nous a bien faire marrer, qui nous a servi de guide pendant une journée passée avec des vélos loués et qui nous accompagnait chaque soir pour aller admirer le coucher du soleil sur la citerne d'eau sur la colline. Nous avons aussi très bien discuté, joué et fait une sortie en mer avec la fille des propriétaires de l'hôtel, tous étant particulièrement sympathiques et attentionnés à notre encontre.

Nous assistons à une fête de Noël organisée pour les enfants d’un village pauvre (là, ils font la queue de manière bien disciplinée pour recevoir de la nourriture)

Balade à cheval sur la plage et dans les collines

Vol de pélicans, nous en avons vu jusqu’à une quarantaine ensemble

La très belle plage de Samara

Coucher de soleil sur l’île Isla Chira

Le soir du 31 décembre, les propriétaires de l’hôtel nous offrent un coup à boire (et le dessert)

Le 1er janvier, on nous propose d’aller passer quelques heures sur cet îlot

Sur cet îlot, il y a des palétuviers, c’est aussi un lieu de nidification pour de nombreux oiseaux

Une église comme les autres ? Pas du tout, celle-là (dans la ville de Grecia) est en fer, elle a été fabriquée en Belgique puis acheminée au Costa Rica en 1897